Depuis le 9 février, l’aire de stationnement des véhicules de service de la Maison du Parc est en travaux pour construire une ombrière photovoltaïque sur une structure bois. Le projet s’avère complexe car il nécessite de prendre en compte différents enjeux et contraintes du site, et ce dans un objectif d’exemplarité.
mots clés : maison du parc, architecture, paysages, énergies renouvelables
Pour répondre aux enjeux de la transition énergétique et dans la continuité des travaux déjà réalisés sur les bâtiments pour améliorer la performance énergétique et le confort thermique, le syndicat mixte du Parc Livradois-Forez a souhaité installer une ombrière photovoltaïque sur un des espaces de stationnement de la Maison du Parc.
Le projet consiste en la construction d’une ombrière photovoltaïque sur une structure bois, destinée à produire localement de l’électricité qui sera avant tout consommée sur le site et à protéger les véhicules ainsi que les bornes de rechargement des véhicules électriques de service des intempéries. Les travaux ont démarré en ce début de mois de février et dureront jusqu’à fin juin 2026.

Le projet se veut exemplaire au plan architectural et paysager (respect du parti pris architectural de la Maison du Parc, utilisation du bois, intégration paysagère des équipements, plantations), et ce dans un site contraint (proximité d’un monument historique et de la voie ferrée, emprise foncière réduite, terrain en pente). Vu la complexité du projet et les objectifs d’intégration de l’équipement sur le site, l’étape incontournable et essentielle du projet est la conception. Pour ce faire, une équipe de maîtrise d’œuvre a été missionnée par le syndicat mixte du Parc pour concevoir le projet et assurer le suivi des travaux.
3 questions au maître d’œuvre, Triagonal architectures, sur la conception du projet :
En tant que maître d’œuvre, quels sont selon vous les enjeux de ce projet ?
« L’enjeu principal réside dans l’insertion cohérente du projet dans son environnement. Le site se situe dans le périmètre de l’église classée monument historique, ce qui implique une attention particulière pour l’implantation du projet et le respect des recommandations de l’architecte des bâtiments de France. De plus, l’ombrière doit s’inscrire dans l’existant, en assurant une continuité d’intention et d’écriture architecturale avec la Maison du Parc.
Le projet se doit d’être valeur d’exemple à l’échelle du Parc naturel régional Livradois-Forez. »
Selon vous, en quoi il est important d’avoir une maîtrise d’œuvre, « cheffe d’orchestre », pour concevoir ce type de projets ?
« Pour ce type de projet, il est indispensable de réunir au sein de l’équipe de maîtrise d’œuvre des compétences spécifiques et complémentaires. Le bureau d’études bois a permis de dimensionner précisément la structure et de nous orienter vers les essences locales les plus adaptées, en fonction des portées et des sections nécessaires. De son côté, le bureau d’études photovoltaïque a optimisé la production d’énergie en cohérence avec les équipements retenus et a défini le dimensionnement électrique adapté à l‘autoconsommation.
Notre rôle, en tant que maître d’œuvre, est de veiller à ce que les choix techniques servent le projet architectural, afin d’éviter une simple juxtaposition de contraintes. Il ne s’agit pas uniquement de répondre à un programme (produire de l’électricité avec une ombrière en structure bois) mais de traduire architecturalement un engagement en faveur du bois local, de la transition énergétique et d’une insertion respectueuse dans son site.»
Comment avez-vous répondu aux besoins du maître d’ouvrage de façon exemplaire ?
« Concrètement, l’ombrière a été fragmentée en plusieurs volumes afin d’éviter l’effet de masse d’un bâtiment unique (visible depuis la route et les bureaux de la Maison du Parc) et de favoriser une meilleure intégration paysagère. L’implantation et la composition de la construction intègre la proximité avec l’église. Le projet se situe en contre bas de la Maison du Parc, sur le parking existant, non-visible depuis le parvis de l’église.
La structure sera réalisée en bois massif, en cohérence avec notre volonté de privilégier un matériau local et durable. En façade nord, un claustra ajouré, similaire à celui de la façade principale de la Maison du Parc, viendra dissimuler le parc de stationnement aujourd’hui visible depuis la D 906, notamment les reflets des véhicules. Ce dispositif assure une continuité architecturale tout en améliorant l’insertion paysagère du site. »

Rendez-vous en mars pour l’étape des fondations et les enjeux liés au sol !
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