Fruits, légumes bio d’Auvergne, pain et viande locaux… en Livradois-Forez, les filières locales se structurent pour mettre du sens et de la qualité dans les assiettes du territoire !
mots clés : alimentation, agriculture, filière, locale, produits
Depuis 2022, la loi Egalim donne obligation aux restaurants collectifs de s’approvisionner avec au moins 50 % de produits durables ou sous signes d’origine et de qualité, dont 20 % issus de l’agriculture biologique.
En parallèle, le syndicat mixte du Parc, via la mission « Agriculture et valorisation des produits », accompagne les collectivités et producteurs dans la mise en lien des acteurs locaux et dans la structuration de filières locales.
Passons en revue quelques initiatives qui œuvrent au rapprochement entre production de qualité et consommation sur notre territoire :
Auvabio : des producteurs de fruits et légumes bio d’Auvergne !

Auvabio – Les producteurs bio d’Auvergne est une association de producteur·ices de fruits et légumes biologiques de l’Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme. A l’origine, en 2018, des maraîchers décident de s’organiser pour approvisionner les magasins bio locaux en fruits et légumes en demi-gros en mutualisant leurs productions. L’aventure démarre en 2019 avec les premiers produits livrés. Désormais, ce sont plus de 30 fermes adhérentes qui proposent des fruits et légumes pour une cinquantaine de clients dont la restauration collective via la plateforme logistique Auvergne Bio Distribution. Plus d’infos : www.auvabio.fr
Épidôme, pour un pain bio, sain et local pour la restauration collective
Deux autres filières, en cours de structuration, bénéficient d’un financement de la Banque des Territoires dans le cadre de France 2030. Une phase de maturation de 18 mois permet de mobiliser et de penser l’organisation de la filière puis une phase de déploiement de 5 ans permet d’outiller les acteurs de la filière, du producteur aux cantines en passant par les transformateurs pour concrétiser la filière.
C’est le cas d’Épidôme : un pain bio, sain et local pour la restauration collective. Porté par le PETR Grand Clermont, en partenariat avec le syndicat mixte du Parc dans le cadre du Projet alimentaire territorial (PAT), ce projet réunit depuis fin 2024 plus de 60 partenaires (collectivités, artisans, chercheurs, producteurs, cuisiniers, convives). Il s’agit d’élaborer un pain « santé », issu de farines bio et locales de céréales et de légumineuses (sources de protéines), en privilégiant une recette au levain. Six établissements pilotes ont été associés à des phases test pour proposer différentes recettes aux convives et participer à des animations pédagogiques pour échanger sur les liens entre alimentation et santé.
Contact : Stéphane Pichot, animateur du Projet alimentaire territorial : animation.pat@legrandclermont.fr
Fruits-de-Dôme, pour recréer une filière fruitière dans le Puy-de-Dôme
Le projet Fruits de Dôme tente de relever un défi similaire : récréer une filière fruitière dans le Puy-de-Dôme. Porté par Mond’Arverne Communauté, en partenariat avec le Conseil départemental du Puy-de-Dôme, et soutenu par le syndicat mixte du Parc dans le cadre du PAT, ce projet a rassemblé depuis fin 2024 plus de 20 partenaires. Il s’agit de restructurer une filière arboricole attractive et innovante pour atteindre 50 % d’autonomie alimentaire en fruits à l’horizon 2050 sur notre territoire (soit environ 12 5000 tonnes de fruits par an contre 4 000 tonnes aujourd’hui). La phase de maturation, qui arrive à son terme, a permis de localiser les secteurs à potentiel arboricole sur le territoire et de réfléchir aux innovations possibles en matière de gouvernance, de stratégie foncière et de techniques culturales.
Contact : Maud Roy, animatrice Fruits de Dôme : m.roy@mond-arverne.fr
Pour Épidôme comme pour Fruits de Dôme, une mobilisation locale pour soutenir ces projets est nécessaire : les propriétaires fonciers souhaitant mettre à disposition du terrain, les producteurs souhaitant créer ou diversifier leur activité, et les acteurs de la transformation ou de la distribution volontaires pour s’impliquer dans ces filières sont invités à se manifester.
L’abattoir d’Ambert, pour structurer une filière viande locale
Enfin, sur Ambert Livradois-Forez, le développement de l’abattoir intercommunal d’Ambert, récemment rénové, permet de compter sur la structuration d’une filière viande locale. Depuis 2020, la communauté de communes, dans le cadre de son Projet « A TABLE ! Mangeons bien, jetons moins » accompagne la restauration collective afin de développer l’approvisionnement en produits locaux et de qualité. A ce titre, un réseau de cuisiniers a été créé et permet des échanges de pratiques. Dans ce cadre, un premier test a été réalisé fin 2025 avec 8 établissements (Centre hospitalier, collège, ESAT et cantines scolaires) afin de cuisiner un repas à partir de viande bio et locale abattue et découpée à l’abattoir d’Ambert. Forte de cette première expérience, Ambert Livradois Forez, en partenariat avec le syndicat mixte du Parc, a obtenu un financement LEADER sur 2026 pour poursuivre la dynamique. Il s’agit à la fois de rassembler autour de l’abattoir et conforter l’outil, permettre aux éleveurs de développer de nouveaux débouchés (restauration collective et commerces notamment), favoriser une alimentation de proximité et déployer des pratiques d’élevage vertueuses sur le territoire.
Contact : Marie-Laure Labouré, responsable du service agriculture et forêt d’Ambert Livradois Forez : marie-laure.laboure@ambertlivradoisforez.fr




