Depuis le 9 février, l’aire de stationnement des véhicules de service de la Maison du Parc est en travaux pour construire une ombrière photovoltaïque sur une structure bois. Pour pouvoir construire de façon adéquate, la connaissance de la nature du sol est un préalable indispensable.
mots clés : architecture, paysages, énergies renouvelables
Après l’étape de préparation de la plateforme de construction début février (cf article précédent), les travaux de fondations ont été réalisés fin février.
En effet, pour que la construction soit résistante aux aléas climatiques et contraintes diverses, il a fallu concevoir au préalable des fondations.
Le site pour l’ombrière photovoltaïque se caractérise par un sol constitué de terres de remblai liées aux travaux initiaux d’aménagement de la Maison du Parc en 2001. Il a donc été indispensable de réaliser une étude géotechnique (« étude de sol » appelée G2 AVP au sens de la norme) pour connaître précisément la nature du sous-sol et déterminer le type de fondations envisageables pour les travaux.
Cette étude comprenait notamment l’exécution de sondages, essais et mesures géotechniques. Résultat : les investigations réalisées ont permis de mettre en évidence un site au contexte géotechnique globalement très moyennement favorable, marqué par du remblai jusqu’à 80 cm de profondeur, puis de l’argile jusqu’à 3,5 mètres présentant des caractéristiques mécaniques médiocres et une nature très compressible, et enfin une couche plus compacte. La solution retenue en conséquence consiste en la réalisation de fondations profondes par pieux ancrés dans la couche compacte à 5 mètres de profondeur. Cette solution est la plus adaptée et celle qui nécessite le moins de béton.
Une deuxième étude géotechnique (appelée G2 PRO) a permis de dimensionner les fondations par pieux. Ici, ce sont 20 pieux en béton de 5 mètres de profondeur et 42 cm de diamètre qui sont mis en œuvre. Pour résister aux forces de compression et traction dans le sous-sol, les pieux sont armés avec un ferraillage sur toute leur hauteur.

3 questions à l’entreprise CEDDIA TP qui réalise les travaux de fondations :
En quoi la connaissance de la composition du sol est primordiale pour concevoir et réaliser des fondations pour ce type de projet ?
« Il est important de connaître le sol pour déterminer le type de fondations, leur profondeur et leurs caractéristiques pour résister aux aléas climatiques, l’arrachement au vent par exemple. Ici, les fondations requises auront une profondeur de 5 mètres pour les ancrer dans la couche de roche. »
Quelles études géotechniques / études de sol avez-vous fait réaliser par un bureau d’études spécialisé ?
« En plus des études géotechniques G2 AVP et G2 PRO du maître d’ouvrage, l’entreprise a fait réaliser une étude appelée G3 d’exécution qui permet de calculer les descentes de charges, la résistance à l’arrachement sur les fondations et de faire valider les dimensions des fondations par le bureau de contrôle.
Avoir des études géotechniques adaptées aux conditions climatiques est essentiel. Les premiers ouvrages d’ombrières n’ont pas tous fait l’objet de cette étape adaptée à la situation géographique du site ; ce qui a pu parfois conduire à des fondations et structures sous dimensionnées et engendrer des problèmes selon les conditions climatiques (vent, poids de la neige). »
Quelles fondations seront mises en œuvre pour ce projet et comment se déroulent les travaux de construction de ces fondations que vous réalisez (méthode, matériel, durée…) ?
« Ici, nous réalisons 20 forages de 5 mètres de profondeur. Les trous sont ensuite remplis de béton dans lequel on insère une armature métallique. Celle-ci sera reliée au massif en béton que réalisera l’entreprise en charge du gros œuvre pour que le tout soit lié et fasse un seul bloc. »
Les travaux de réalisation de ces fondations profondes ont duré deux jours.
Rendez-vous en avril pour le gros-oeuvre !
Un projet financé par :

