Des chats sauvages dans les forêts, des petites bêtes dans le bois mort et des lichens sur les arbres

Le chat forestier est un bon indicateur des continuités écologiques forestières, les coléoptères saproxyliques et les Syrphes forestiers sont de bons indicateurs de la maturité forestière, tout comme les lichens qui sont en plus de bon indicateurs de continuité dans le temps.

Témoins de la haute valeur écologique de nos forêts anciennes, ces espèces ne sont présentes que si leurs conditions d’habitat, de reproduction et d’alimentation sont demeurées favorables dans le temps, ou si elles ont eu le temps et la possibilité de les recoloniser depuis des zones refuge.

Dans le cadre de son projet « Trame de vieux bois en Livradois-Forez », en plus de la mise en place d’ilots de sénescence et de la conservation d’arbres habitats au sein des forêts exploitées, le Parc conduit en partenariat avec des spécialistes des études visant à mieux connaitre les espèces qui dépendent de la maturité et de la continuité forestière dans le temps et l’espace. Celles-ci seront réalisés sur 8 sites réparties dans les sapinières hêtraies anciennes du Forez, du Livradois et des Bois Noirs.

Le chat forestier ou chat sauvage est une espèce typique des boisements matures avec un fort potentiel de biodiversité et bénéficiant d’une certaine tranquillité. Sa recherche permettra d’enrichir les connaissances sur cette espèce témoin du bon fonctionnement de la trame boisée et de définir les liaisons à maintenir ou à restaurer.

Les lichens forestiers sont très bien représentés dans les forêts anciennes et matures. Des premiers sondages ponctuels laissent présager la présence de cortèges lichéniques très intéressants sur les massifs forestiers anciens du Livradois-Forez. Le lichen pulmonaire est l’un de ces indicateurs présents sur les vieux arbres en particulier hêtre et érable. C’est l’une des espèces faciles à reconnaitre sans être spécialiste.

Les coléoptères saproxyliques et les syrphes forestiers sont des bio indicateurs de la qualité et de l’état de conservation des forêts. De par leurs exigences écologiques, ils sont le strict reflet de l’état de santé écologique de celles-ci. Grâce à un simple constat de présence/absence, et en fonction du nombre d’espèces rencontrées, on peut donc caractériser la qualité et la naturalité des massifs forestiers. Les larves de ces espèces sont impliquées dans la dégradation des bois morts et donc, dans le retour des minéraux au sol. Ce sont en quelques sorte les jardiniers composteurs de la forêt qui vont participer à la création d’un « terreau » favorable à la germination des graines et à la bonne croissance des arbres.

Les résultats de ces études seront publiés fin 2022.

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