Pays de Courpière, Haut-Livradois, Pays d’Olliergues, des territoires Bio à encourager.

Cet article est le huitième d’une série consacrée à l’agriculture de notre territoire. Le Réseau Agricole Livradois-Forez souhaite vous parler des exploitants qui font vivre vos communes, de leur passion, de leurs défis, et surtout des enjeux d’avenir de leur métier.

Trois territoires, le Haut Livradois, le Pays d’Olliergues et le Pays de Courpière, ont souhaité travailler ensemble dans le cadre d’un appel à projet régional intitulé « Territoire Bio à encourager » et visant à développer une agriculture biologique créatrice de valeur ajoutée et d’emplois.

Pourquoi ?

L’enjeu majeur pour les 3 territoires concernés est de maintenir l’espace agricole et le nombre d’actifs. Concernant plus particulièrement l’agriculture biologique, un des enjeux outre la problématique du foncier, est l’adaptation de l’offre et de la demande localement.

En effet, comme nous l’avons vu dans notre article de décembre, les installations en agriculture biologique, bien qu’encore minoritaires, constituent sur le territoire un noyau dynamique qui tend à se développer. Une très grande majorité des exploitations en agriculture biologique valorise toute ou partie de sa production via la transformation et la vente directe.

C’est dans ce cadre que les élus ont souhaité travailler sur la définition de l’offre en produits locaux bio, et également sur la demande des consommateurs. Dans un premier temps et dans le cadre de ce projet ils ont choisi de se concentrer sur la demande en restauration collective.

Comment ?

Afin de répondre à ces besoins, l’action se déroule en 3 axes interdépendants :

  • Augmenter la consommation de produits locaux bio sur le territoire. Cet objectif se traduit par une intervention ciblée essentiellement autour des cantines scolaires. Une fois l’état des lieux de la consommation de produits bio en restauration collective réalisé, un cycle de formation à l’utilisation des produits locaux bio sera réalisé auprès des gestionnaires et cuisiniers des cantines scolaires.
  • Développer l’offre de produits locaux bio sur le territoire. A travers des visites de fermes de références à destination d’élus et d’agriculteurs, mais aussi la sensibilisation et l’accompagnement d’exploitants intéressés par le Bio, les collectivités souhaitent favoriser la conversion vers l’agriculture biologique, mais aussi l’installation sur des filières déficitaires.
  • Le maintien des surfaces en agriculture biologique. A travers la connaissance du foncier exploité et le suivi des transmissions des exploitants en agriculture biologique, les élus souhaitent permettre le maintien de l’existant et éviter que des fermes, aujourd’hui en agriculture biologique, ne repartent sur un modèle conventionnel.

Avec Qui ? 

Les territoire concernés, associés au Réseau agricole, mettent en place l’organisation globale du projet. Le Parc Livradois-Forez, le Groupement Régional des Agriculteurs Biologiques (GRAB Auvergne) et Bio 63 sont les partenaires privilégiés pour la mise en œuvre opérationnelle de ces actions.

L’ensemble du projet, réalisé sur plus de 2 ans, est financé par la région Auvergne-Rhône Alpes, le programme Leader du Parc Livradois-Forez et les communautés de communes concernées.

Pour aller plus loin : Pour rapprocher production et consommation locale, il est également possible de mettre en place un Projet Alimentaire Territorial (PAT), initiative concertée entre tous les acteurs d’un territoire.

C’est dans cette optique et afin de mettre en œuvre un Projet Alimentaire Territorial, que le Parc Livradois-Forez et Le Grand Clermont se sont associés en 2016, pour répondre à l’appel à projet du Programme national de l’Alimentation. Réponse attendue au mois de mars !

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